Terre-plein de Fontvieille
La plus grande extension en mer de l'histoire de la Principauté : un terre-plein gagné sur la baie de Fontvieille à partir de 1965, dont l'État a racheté les terrains en 1973.
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Contribuer à la ficheLe terre-plein de Fontvieille est la plus grande extension en mer de l’histoire de la Principauté. Avant Mareterra, avant le Port Hercule, Monaco a gagné sur la baie de Fontvieille l’espace où se trouvent aujourd’hui le stade Louis II, l’héliport, le port de plaisance et un quartier entier.
Une opération en trois temps
1965 — la décision. La loi n° 781 du 2 juillet 1965 désaffecte une parcelle du domaine public maritime « en vue de la construction d’un terre-plein », soit environ 14 700 m². Un mois plus tard, le 2 août, un traité de concession est signé avec la SADIM : la parcelle à gagner doit atteindre une contenance minimale de 22 hectares, avec un port de plaisance d’au moins 55 000 m², des quais de 500 mètres et un délai d’exécution de huit ans. L’acte précise que « les premiers travaux remontent à 1907 » — l’idée d’aménager cette baie est donc bien antérieure.
1973 — le rachat. La loi n° 939 autorise l’État à emprunter 50 millions de francs pour acquérir « l’ensemble des terrains du terre-plein ». La Principauté reprend la maîtrise foncière de ce qu’elle a fait construire.
1975 — l’urbanisme. L’ordonnance n° 5.583 fixe le premier règlement d’urbanisme du terre-plein : habitat de qualité, commerces, bureaux et hôtels autorisés, industrie interdite sauf navale et portuaire. L’affectation du quartier est écrite dans l’acte.
Un écart de superficie que Memoria signale
Trois chiffres circulent pour la superficie de Fontvieille : 22 hectares au traité de 1965, 20 hectares dans un rapport du Conseil National de 2016, 17 hectares selon le concessionnaire. Memoria ne tranche pas : il enregistre les trois et indique leur origine. Une archive qui choisirait silencieusement l’un des chiffres fabriquerait une précision trompeuse.
Ce que Memoria ne prétend pas savoir
La date d’achèvement des travaux, la première pierre et le volume de remblai n’ont pas été retrouvés dans les actes consultés. La chronologie publiée est celle des décisions, qui est solide — pas celle du chantier, qui reste à établir.
Les faits sont paraphrasés ; seule la source est citée. Une correction, une date manquante ? Écrivez à Memoria.