Terre-plein du Larvotto
Presqu'île gagnée sur la mer à l'est de la Principauté, dont le plan de division en secteurs de 1972 fait une « zone protégée » affectée aux loisirs.
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Contribuer à la ficheCette fiche documente l’une des extensions en mer les plus anciennes de Monaco — la presqu’île du Larvotto, à l’est de la Principauté — et elle le fait par les actes d’urbanisme plutôt que par les récits de chantier.
Ce que les ordonnances révèlent
La chronologie administrative commence en 1962, avec un plan de coordination du quartier des Bas-Moulins et du Larvotto, modifié en 1966. En 1971, une loi prononce la désaffectation de parcelles du domaine public au Portier, aux Bas-Moulins et au Larvotto — environ 6 220 m² : c’est l’acte qui rend le terrain cessible.
Vient enfin l’acte le plus parlant, l’ordonnance souveraine n° 5.006 du 18 octobre 1972, qui approuve le plan de division en secteurs de la « zone protégée constituée par le terre-plein du Larvotto ». Le vocabulaire est celui de l’acte : ce terrain gagné sur la mer n’est pas une zone à bâtir ordinaire, c’est une zone protégée, et son secteur n° 1 est réservé à un complexe touristique et de loisirs — casino, salle de galas, restaurant. Le secteur n° 2 accueille parkings, voies et jardins.
Pourquoi on l’archive
Un observateur d’aujourd’hui voit au Larvotto une plage, un complexe balnéaire et des immeubles. Les ordonnances de 1962 à 1973 montrent que cet ensemble a été planifié secteur par secteur, avec des affectations précises — et que la Principauté a choisi d’y inscrire une vocation de loisirs dès l’origine.
Ce que Memoria ne prétend pas savoir
La date de création physique de la presqu’île — le moment où le remblai a émergé — et la superficie gagnée n’ont pas été retrouvées dans les actes consultés. La fiche publie donc la chronologie juridique, qui est solide, sans prétendre dater le chantier lui-même.
Les faits sont paraphrasés ; seule la source est citée. Une correction, une date manquante ? Écrivez à Memoria.