Les Voiles Blanches
Association monégasque déclarée en 2025, qui collecte chaque été des jouets pour les enfants hospitalisés : « le Pirate Blanc » sillonne la Méditerranée à bord de son voilier et remet son butin à la Fondation Lenval, à Nice.
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Contribuer à la ficheLes Voiles Blanches est une association de solidarité qui collecte des jouets pour les enfants hospitalisés. Sa méthode est singulière : pas de gala ni de soirée de bienfaisance, mais un voilier et un personnage costumé — « le Pirate Blanc » — qui chaque été sillonne la Méditerranée de port en port pour récupérer des « coffres » remplis de jouets, avant de les remettre à la Fondation Lenval, à Nice, dont les bâtiments font face à la mer.
Note sur le nom. La presse écrit souvent « Les Voiles Blanches – Bettimask ». C’est un usage médiatique : Bettimask est une société monégasque partenaire de l’opération, aux côtés de Global IP Solutions, du Centre Immobilier Pastor, du Yacht Club de Monaco et du Lions Club. Le nom déclaré auprès du Ministre d’État est bien « Les Voiles Blanches ».
Deux dates à ne pas confondre
L’opération tourne depuis 2020. L’association, elle, a été déclarée en 2025 : le récépissé du Ministre d’État a été reçu le 17 novembre 2025 et publié au Journal de Monaco le 16 janvier 2026. Memoria enregistre les deux dates séparément — cinq années d’action ont précédé l’existence juridique de la structure, et aucune source publique ne documente le portage de l’opération pendant cette période.
Une mécanique de collecte originale
L’opération repose sur un réseau de ports partenaires entre Marseille et Menton. Les ports et les commerçants installent des coffres ; le Pirate Blanc passe les récupérer pendant ses trois semaines de navigation. Les dons doivent répondre à des exigences strictes : jouets neufs, aux normes CE, dans leur emballage d’origine, d’une valeur maximale de 50 euros — une règle justifiée par la fragilité des enfants hospitalisés. L’association applique la même exigence éthique à ses propres supports : cartes à jouer et bandes dessinées du Pirate Blanc, dont le fondateur refuse les fabrications les moins-disantes.
À Monaco, la collecte s’appuie sur des lieux institutionnels et commerçants : la Mairie de Monaco, la Maison des Associations, le marché de la Condamine, le Yacht Club de Monaco, les deux capitaineries, le Monaco Bar et Conscientiae.
Le choix de l’anonymat
Le fondateur de l’association conserve délibérément l’anonymat : « le Pirate Blanc » n’est pas un nom de scène publicitaire, c’est une identité tenue secrète, y compris pour la presse qui le rencontre. Le récépissé de déclaration publié au Journal de Monaco ne mentionne d’ailleurs aucun nom de président ou de membre du bureau. Memoria ne publie donc aucun nom de responsable pour cette association — ce n’est pas une lacune de la fiche, c’est le respect d’un choix.
Pourquoi on l’archive
Une association dont l’action repose sur un rituel annuel — le départ en mer, les coffres, l’accostage à Lenval — produit une mémoire que personne ne conserve : les éditions passent, les chiffres s’oublient, les points de collecte changent, et le nom même de l’association se confond avec celui de son sponsor. Cette fiche les date, année après année.
Les faits sont paraphrasés ; seule la source est citée. Une correction, une date manquante ? Écrivez à Memoria.