La plage du Larvotto se refait une protection. Les géotubes posés en 2003 — ces boudins de sable enfermés dans une enveloppe synthétique, qui ont tenu la houle pendant vingt ans — cèdent la place à trois îlots d’enrochements plantés de végétation méditerranéenne.

Une troisième vie pour la baie

Le Larvotto a déjà connu deux grands moments. La plage d’origine, aménagée dans les années 1960, a façonné la vocation balnéaire du quartier. Puis la rénovation de 2019-2021 a tout repris : plan d’eau reprofilé, accès en fauteuil roulant, filets anti-méduse, commerces de front de mer reconstruits. La plage est devenue la première de la Principauté accessible à tous.

Ce que les enrochements remplacent

Les dispositifs successifs racontent une même lutte : retenir le sable, casser la houle, protéger une plage urbaine adossée à une avenue. Les géotubes ont fait le travail mais vieillissent ; les îlots rocheux sont plus stables, plus denses, et s’intègrent mieux au paysage.

La mémoire d’un lieu public

Une plage est un lieu que tout le monde croit connaître et que personne ne documente. Chaque phase de travaux, chaque inauguration, chaque dispositif de protection est une archive : c’est ce que conserve la fiche du Larvotto.

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